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| L'équipage au Peter's Café: Dominique, Philippine, Edouard, Guillaume et Franck |
C’est une longue pause à Horta. Nous y sommes depuis le 20 mai après notre
traversée rapide depuis les Bermudes, Guillaume et Philippe sont rentrés en
France le 27 et Alfred attend au ponton l’arrivée de nos nouveaux équipiers
pour retrouver sa chère Bretagne. Pendant cette attente, nous voyons
s’installer lourdement un anticyclone obèse à l’Ouest de l’Irlande ; s’il
ne bouge pas de là, cela nous promet des vents contraires sur les 1200 milles
de la route du retour vers la Trinité… wait
and see…
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| Horta |
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| Pico vu depuis Faial |
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| Ponta do Castelo Branco à Faial |
Nous commençons par accueillir à bord Philippine et Edouard le mercredi 29
qui viennent de faire une escapade à Pico
où nous les avions croisés il y a quelques jours. Le jour de leur mariage il y
a un an, nous avions promis à nos neveux Edouard et Philippine de Maussion
cette traversée sur Alfred qu’ils découvrent ; ils auront le temps de
visiter Faial et de m’aider à faire
l’approvisionnement avant l’arrivée des autres membres d’équipage ; ces
derniers, Guillaume et Franck, arrivent le 31 et auront aussi le temps d’avoir
un aperçu de l’île en voiture avant l’appareillage. Guillaume Thomas, notre
gendre, connaît bien Alfred pour l’avoir utilisé souvent lors de croisières en
famille en Bretagne, il nous avait également rejoints avec Marie à Antigua et
Barbuda en 2017 ; Franck Gaubert, un ami de Guillaume, connaît Alfred pour
y avoir à deux reprises traversé le Golfe de Gascogne de La Trinité à Lisbonne
et inversement.
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| La Caldeira de Faial: 2km de diamètre, 500m de profondeur |
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Repos dans un square d'Horta |
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| Guillaume et Franck à la Ponta dos Capelinhos |
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| Un étale bien portugais de bacalhau |
Les deux derniers jours passés à Faial
sont consacrés aux ultimes préparatifs d’Alfred avant le grand retour vers la
Bretagne, la batterie du moteur qui montrait quelques faiblesses depuis les
Bermudes est changée, quelques dernières courses de fruits et légumes frais au
marché municipal qui se montre étonnamment pauvre, mais surtout, le rafraîchissement
et la mise à jour de la fresque d’Alfred, bien préservée depuis notre dernier
passage à Horta et située sur le môle
de la Capitainerie. Entre deux averses, Philippine et Edouard s’attèlent à
cette tâche délicate mais si importante ; c’est un succès et désormais
notre fier Alfred laisse la signature de ses passages successifs aux
Açores : mai 2013, mai 2017, avril 2023, mai 2024 : ils sont fiers du
résultat et ils ont raison !
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| Philippine et Edouard sont fiers de leur œuvre, ils ont raison! |
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| La fresque d'Alfred à Horta |
Appareillage de Horta le dimanche 2 juin pour parcourir les 70 milles
jusqu’à l’île de Terceira à 70
milles. Le temps est affreux, pas beaucoup de vent, dans le nez la plupart du
temps, mer un peu formée et, par-dessus le marché, une forte pluie qui tombe
verticalement à grosses gouttes : le baptême est un peu sévère pour le
nouvel équipage. Au bout de cette journée un peu galère, nous arrivons enfin
peu après 20 heures à Angra do
Heroismo ; Franck, particulièrement épuisé et découragé par un intense
mal de mer, nous annonce qu’il n’ira pas plus loin ; il nous quitte le
lendemain pour rentrer à Nantes.
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| Apparition de Sainte Madeleine dans les Ilheus da Madalena |
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| Philippine et Edouard |
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| Guillaume |
Angra do Heroismo, capitale de Terceira certes, mais c’est peu dire de cette magnifique petite ville
inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui fut naguère capitale des Açores
avant d’être détrônée par Ponta
Delgada ; elle fut surtout la capitale du Portugal entre 1828 et 1834 pendant la guerre de succession fratricide entre Pedro et Miguel, les fils de Jean VI. C’est une
courte mais bienvenue dernière escale et nos équipiers se remettent de la
navigation un peu éprouvante de la veille en se baladant dans ses rues
charmantes, ses jolies places et jardins bordés d’édifices parfois sublimes et
ses points de vue superbes sur les hauteurs, avant de prendre un dernier bain
de mer sur la plage proche de la marina et d’appareiller enfin vers la Bretagne
le lundi 3 juin vers 18 heures.
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| Le port d'Angra do Heroismo |
Relation de la traversée Açores-Bretagne par les messages quotidiens
envoyés à midi, heure du bord, à Emmanuel qui nous assure, comme toujours, un routing impeccable.
Mardi 4 juin : « Distance La
Trinité 1102 milles. Nous avons quitté Terceira hier à 18 heures et depuis nous
avons parcouru 97 milles à voile et moteur. La situation météo n'est pas
géniale ; l'anticyclone de la Mer du Nord s'est installé au Sud de
l'Islande, avec une longue dorsale vers la Bretagne, formant avec l'anticyclone
des Açores une barrière qui empêche les dépressions de passer. Du coup, nous avons
du vent établi de NE (pile dans le nez) et nous devons nous déplacer de 400
milles au NNE avant d'espérer trouver une brise qui nous ramène vers la
Bretagne. Au programme donc, au moins 3 jours de moteur au NNE jusqu'à la latitude
de Brest, puis route directe vers la Trinité. »
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| Passager clandestin |
Mercredi 5 juin : « Distance
La Trinité 1069 milles - dist.24h=116 milles. La situation météo n'est pas
géniale, nous sommes contraints de faire du Nord pendant pas mal de temps en
espérant trouver des vents moins contraires, ce qui rallonge pas mal la route à
faire (1400M au lieu de 1200M) et nous empêche pour le moment de progresser sur
la route directe. Heureusement, nous avons du vent (actuellement nous
progressons à 5-6 nds au Nord) le bateau est bien gité mais tout va bien. Les
équipiers sont super et font bien marcher Alfred, le confort à bord n'est pas
top mais le moral au top ! »
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| Déjeuner sur la terrasse |
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| Dîner dans le carré |
Jeudi 6 juin : « Distance
la Trinité 1018 milles - dist.24h=120 milles. Nous sommes toujours en route au
nord, à 80° de la route directe, donc notre rapprochement du but est assez lent
pour le moment : cela va durer ainsi pendant un jour ou deux, le temps de
monter encore en latitude, jusqu'au moment où nous sortirons enfin du fort flux
de NE qui nous empêche de nous rapprocher de la Trinité... nous mangeons notre
pain noir.... Le bateau marche toutefois à bonne allure, 5-6 nœuds ; cette
nuit, le vent refusant, nous avons tiré un long bord vers l'Est et sommes
revenus ce matin au Nord avec l'adonnante du matin ; cela devrait durer
ainsi... mais nous n'avons pas de temps à perdre. Heureusement, nous sommes
bien consolés dans ce long temps d'attente, bien compensé par les bons soins de
Philippine qui nous concocte des repas excellents, tandis que Édouard, partage
des tâches des jeunes ménages modernes, fait avec grand soin et conviction la
vaisselle. Le confort à bord est spartiate, secoué mais pas humide, et permet à
tous de longues sessions de lectures et de bonnes siestes. »
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| Pétole... |

Vendredi 7 juin : « Distance
la Trinité 981 milles - dist.24h=121 milles. Toujours en route au nord avec un
vent qui évolue peu en direction mais commence à mollir... nous avançons encore
néanmoins assez bien mais passerons probablement au moteur cet après-midi pour
vraisemblablement 3 jours jusqu'au moment où nous toucherons (enfin !) le
vent portant que nous attendons depuis le début ; actuellement, nous
sommes toujours pratiquement sur le méridien de Terceira, notre point de
départ.... Le temps commence à se refroidir un peu, Alfred retrouve le climat
tempéré après 7 mois de chaleur et nous trouvons cela bien agréable. Edouard
est un homme persévérant, il met les lignes à l'eau avec constance et
application tous les matins... l'espoir fait vivre ! L'approvisionnement
fait à Horta commence à s'épuiser un peu, je n'ai décidément pas le même coup
d'œil que ma chère Catherine sur la question. Ne touchant pas beaucoup au
réglage des voiles, la lecture reste l'activité principale des équipiers, un
vrai régal, en dehors des quarts auxquels chacun est maintenant bien habitué. »

Samedi 8 juin : « Distance
La Trinité 880 milles - dist.24h=111 milles. Ça-y-est, nous sommes dans la
molle ! Nous sommes au moteur depuis hier après-midi dans un faible reste
de vent de secteur E; légèrement appuyé sur la grand-voile et le moteur à bas
régime pour ne pas trop user de GO, Alfred se maintient à 5 nœuds dans une mer
bien calmée qui ne casse pas l'erre. Nous faisons route au 60° et nous
rapprochons désormais de la Trinité. Cet épisode au moteur pourrait durer
jusqu'à lundi, voire mardi, mais nous devrions avoir suffisamment de GO pour
atteindre le moment où nous toucherons enfin le vent portant qui nous amènera
'grand patin' à la Trinité avec une arrivée possible dans la soirée de vendredi
14. »
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| L'heure de la sieste... |
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| ... et maintenant, au boulot. |
Dimanche 9 juin : « Distance
La Trinité 771 milles - dist.24h=119 milles. Alfred avance tranquillement cap à
l'Est comme un de ces gros camions qui traverse le désert d'Australie, toujours
tout droit, pied sur le champignon à vitesse régulière, le chauffeur n'a rien à
faire qu'à écouter la musique de son moteur : pout-pout-pout-pout.... Il
fait beau, la vie est belle car nous nous rapprochons de vous ! »
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| Edouard fait l'appoint de gasoil |
Lundi 10 juin : « Distance
La Trinité 638 milles - dist.23h=133 milles. Nous avons changé l'heure du bord
ce matin et sommes désormais comme vous en TU+2. La brise semble se réveiller
un petit peu ce qui permet de donner un peu de répit au moteur, mais ce n'est
qu'une illusion car nous ne trouverons vraiment du vent que quand la dorsale
anticyclonique dans laquelle nous sommes se sera résorbée pour laisser le
passage à la dépression qui est en train de nous rejoindre – enfin !!!! -
et qui nous propulsera jusqu'à l'arrivée... encore 24 heures de patience !
Nous sommes à équidistance de Terceira et La Trinité, mais en réalité nous
avons parcouru les 3/5èmes du chemin total, 1470 milles au lieu de 1190 en
route directe. Le vent revient depuis la fin de matinée et nous sommes de
nouveau à la voile à 7 nds. Tout va bien. »
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| La toilette dans l'eau à 16°C |
Mardi 11 juin : « Distance
La Trinité 511 milles - dist.23h=127 milles. Nous bénéficions depuis cette nuit
d'un flux modéré du Nord qui nous permet de maintenir une vitesse de 4-5 nœuds
mais qui commence à mollir ; nous allons certainement entrer en début
d'après-midi dans la molle de la dorsale qui s'étend vers la Bretagne et
remettre le moteur pendant les 24 ou 36 prochaines heures (bonne bête, ce
moteur !). Après, nous serons rattrapés par l'approche de la dépression
qui nous amènera sur la Trinité à belle vitesse. Des spéculations sur notre HPA ?
Nous espérons pouvoir arriver avant l'heure du dîner à KerBiren ; nous
apportons l'apéro ! A très bientôt le bonheur de vous serrer dans les bras ! »
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| belle journée sous code zéro |
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| Guillaume |
Mercredi 12 juin : « Distance
La Trinité 367 milles - dist.24h=134 milles. Après un long bord sous code zéro
hier après-midi, nous avons sombré dans la pétole hier au moment du dîner et
depuis nous avançons au moteur sur une mer d'huile. Les premiers signes
annonciateurs de la dépression qui fond sur nous ont commencé à apparaître dans
les nuages ce matin et nous voyons sur l'eau les premières rides de la brise
qui vient. Le vent de SW devrait se renforcer dans l'après-midi pour devenir
costaud cette nuit avec probablement un petit jour du 13 un peu rock'n'roll à
30-35 nœuds et des rafales à 40 au moment du passage du front. Après, plein
vent arrière vers la Baie de Quiberon. Cela met un peu de piment à cette fin de
traversée qui aura été un peu poussive... Mais Alfred est en pleine forme, prêt
à affronter le match ! »
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| Coucher de soleil avant le coup de chien |
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| les premières averse annoncent le passage du front! |
Jeudi 13 juin : « Distance
La Trinité 217 milles - dist.24h=162 milles. Nous sommes dans le baston depuis
minuit la nuit dernière avec un vent très soutenu de SSW de 35 noeuds, au grand
largue sous grand-voile à deux ris et trinquette. La mer est bien formée,
grosse mais régulière et sans gros déferlement ; le pilote tient bien le
choc mais décroche de temps en temps dans les rafales qui atteignent parfois 45
nœuds ce qui nous permet de rester la plupart du temps à l'intérieur qui reste
sec. La trinquette nous donne un peu d'inquiétude car, elle est déchirée le
long du nerf de chute et la bande anti UV part un peu "en distribil".
Ce n'est pas grave mais j'espère seulement qu'elle restera entière le temps
qu'arrive la bascule de vent à l'Ouest qui devrait nous apporter un vent plus modéré
de 20 nœuds car je n'ai pas envie de remettre le génois même réduit avec le
vent actuel... Cette bascule devrait arriver (enfin !) en début
d'après-midi et nous permettre de faire un dernier bord plein vent arrière vers
la Trinité en renvoyant de la toile. Tout va bien à bord, nous arrivons tout de
même à nous reposer un peu malgré les secousses. Vivement un vrai lit ! Ceci
est notre dernier message, demain ce sera au téléphone quand nous arriverons en
portée de Belle-Île dans l'après-midi. Merci Emmanuel de la part de tout
l'équipage pour ton routage. »
Le vent s’est un peu calmé mais reste bien soutenu dans la journée du 13
juin quand nous traversons le rail ; nous avons pu renvoyer la grand-voile
et le génois réduit, rentrer la trinquette qui a été bien éprouvée et dont les
lambeaux décorent le bas étai d’Alfred. Nous sommes au sud de la pointe de
Penmarch dans la matinée du 14 et cravachons toute la journée dans la brise qui
fraîchit à nouveau et arrivons à 11 heures du soir au ponton de la Trinité où
nous attend un beau comité d’accueil : Béatrice et Jean-Luc heureux de
retrouver leurs Philippine et Edouard, Marguerite et Jacques qui accueillent
leur papa sous les ‘youyou’, et bien sût ma Catherine et son grand sourire.
Tout ce petit monde retourne à bord le lendemain pour désarmer Alfred qui
récupère enfin son corps-mort après 9 mois d’absence.
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| Arrivée à bon port: Philippine, Guillaume, Dominique, Edouard |
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Un beau comité d'accueil malgré l'heure tardive: Jean-Luc, Philippine, Béatrice, Marguerite, Dominique, Jacques, Guillaume, Edouard. Catherine prend la photo. |
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| Jacques déploie toute son énergie dans le désarmement d'Alfred. |
Ce fut un périple magnifique de 11400 milles où Alfred, si ce n’est
l’épisode du moteur, s’est magnifiquement comporté. Le gréement dormant et les
voiles sont en bon état à part la trinquette qui va faire un petit tour chez le
voilier, l’installation électrique montre quelques faiblesses dues à de mauvais
contacts dans le tableau qui sera rapidement revu, quelques fuites de hublots
seront étanchées rapidement et Alfred sera vite disponible pour emmener cet été
nos enfants et petits-enfants explorer l’inépuisable et merveilleuse côte de
Bretagne Sud.
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| Notre-Dame de Bon Port |
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| Saint Nicolas, patron des marins. |
Après Cuba en 2012-13, le Brésil en 2015-16, les Petites Antilles en
2016-17, la côte Ouest Africaine en 2022-23 et les Bahamas en 2023-24, Alfred
achève la cinquième de ses pérégrinations atlantiques au cours desquelles nous
avons accueilli à bord 131 équipiers différents, d’âges compris entre 3 et 77 ans,
dont certains sont revenus 5 fois. Pour tous ces voyages et les liens d’amitié
créés et entretenus à bord, nous remercions les deux saints patrons d’Alfred,
Notre-Dame de Bon Port, patronne de notre paroisse de Nantes, et Saint Nicolas,
patron des marins. Il eût été judicieux pour ce dernier voyage d’associer à nos
protecteurs Saint Eloi pour veiller sur notre moteur…. Heureusement, Sainte
Rita, toujours disponible et qui compte tant de généreux dévots parmi nos
équipiers, est venue à notre secours quand nous avons eu besoin d’elle!