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| L'équipage Oslo-Kristiansand : Jean, Jacques, Mathilde, Louise, Dominique, Marie |
Débarquant
de l’avion à Oslo depuis Nantes le 15 août en fin d’après-midi, je retrouve
Alfred et son équipage dans la Marina
Aker Brygge située au centre-ville. J’y rejoins Emmanuel & Caroline
ainsi que leurs amis Tanguy & Barbara et leurs familles qui achèvent leur
croisière, 10 équipiers très heureux de leur balade ; comme les équipages familiaux
précédents, ils ont bénéficié d’un très beau temps et sont enchantés de leur
virée nordique. Ils m’entraînent au restaurant pour un dîner de fin de
croisière.
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| L'ancien équipage d'Alfred nous passe le relai : Emmanuel&Caroline, Tanguy&Barbara et leur famille |
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| Préparatifs de départ, Jacques grimpe au mât pour un changement de drisse |
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| Nos étapes de croisière le long de la côte norvégienne |
Je les
retrouve le lendemain après ma nuit à l’hôtel avant leur départ pour une balade
au Danemark et un retour vers Paris ; dans la journée, j’ai la joie
d’accueillir Benjamin& Clélia qui reviennent d’un périple en camping-car en
Suède et passent la nuit à bord. Notre nouvel équipage de jeunes cousins
rejoint le bord dans l’après-midi : Mathilde Chevillotte & Jean Dubrel
qui ont déjà navigué sur Alfred (traversée Canaries-CapVert en 2015) ainsi que
Marie Chevillotte et Louise Colin qui embarquent pour la première fois ;
Jacques, notre petit-fils, nous rejoint dans la nuit en débarquant de l’avion.
Veillée d’armes sur Alfred avant le départ : nous dormons à 11 à bord,
bien entassés avec la famille de Benjamin qui nous quitte demain, presque un
record !
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| Un privilège rare : croiser un drakkar viking de haute mer - 35 mètres |
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| Gréement des bonnettes de grand-voile |
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| Approches du détroit d'Oskarborg dans le fjord d'Oslo |
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| Cousines .... |
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| ... Marie, Mathilde, Louise |
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| Sortie du fjord d'Oslo |
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| Louise, Jean, Jacques, Mathilde |
Appareillage
d’Oslo le 17 août à 11 heures après quelques courses de vivres frais pour nous
dégager le plus tôt possible du fjord d’Oslo et entrer dès demain dans le vif
du sujet : un cabotage le long de la côte très échancrée jusqu’à Kristiansand avec au programme des
mouillages forains très prometteurs. Avant le passage du célèbre goulet d’Oskarborg, nous doublons un superbe
Drakkar de haute mer, 35 mètres de long, plein vent-arrière sous sa grande
voile carrée rouge vif. Les lignes commencent à donner, modestement, et les
deux maquereaux remontés nous font un bon apéritif quand nous arrivons à la
nuit tombante, dans le charmant mouillage niché entre les rochers de l’île Bolæren
où nous passons une nuit très paisible.
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| Arrivée au mouillage de l’île Bolæren |
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| Couleurs du soir à Bolæren .... |
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| ... et baignade le matin |
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| Deux sœurs |
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| Départ de Bolæren par mer d'huile |
Après une
paresseuse grasse mat’, nous poursuivons le lendemain notre cabotage vers le
sud, la côte est splendide et le temps superbe nous accompagnera jusqu’à notre
arrivée à Kristiansand. Les lignes qui commencent à donner davantage, des
maquereaux-portion parfaitement calibrés, sont remontées le temps d’un arrêt
pour le déjeuner dans l’anse de Verdensende,
mouillage très recommandé par les équipages précédents ; puis la pêche
continue en tirant des bords dans la brise de secteur Sud qui s’est enfin levée
jusqu’au mouillage exceptionnel du petit archipel de Svenner, bien marqué par un phare en fonte construit en 1900.
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| Pause déjeuner dans les rochers proches de Verdensende |
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| Vues de Verdensende |
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| Un phare antique à Verdensende : le panier d'acier au bout de la bascule porte des braises incandescentes qui éclairent la nuit ! |
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| Verdensende, niché dans des îles de roches érodées par d'anciens glaciers |
Le site est
admirable et sa contemplation distrait le skipper qui manque de très peu de
percuter un rocher au ras de l’eau placé en plein milieu de la passe d’entrée pourtant
bien marqué sur la carte …. l’alerte vigoureuse de Jacques nous le fait éviter
de justesse, nous le frôlons ! Ouf ! L’incident est vite oublié quand
nous nous amarrons le long d’un rocher de l’anse très étroite qui constitue un
abri parfait. Courte balade de l’équipage à terre pour se dégourdir les jambes
avant de déguster le soir la pêche du jour : deux excellents maquereaux
par équipier, la vie est belle !
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| En route vers Svenner |
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| Arrivée à Svenner qui porte un phare remarquable en fonte datant de 1900 |
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| Amarrage sur le rocher à Svenner |


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| ... et re-baignade-plongée le lendemain matin |

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| Nouveau départ vers l'archipel de Kragerø |
Mercredi 19
août ; nos journées vont suivre le même programme jusqu’à notre arrivée à
Kristiansand : belles journées ensoleillées, pas beaucoup de vent,
appareillage pas trop tôt le matin, pêche des maquereaux, arrêt au moment du
déjeuner dans un mouillage à l’abri des rochers puis poursuite de notre
cabotage côtier jusqu’au joli mouillage forain du soir, suffisamment tôt pour
apprécier le ti’punch ou le petit rosé du soir avant un bon dîner concocté par
nos talentueuses équipières et enfin parties de ‘’UNO’’ ou de ‘’10.000’’ aux
dés avant de dormir dans un cadre de rêve.
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| Mouillage dans l'île Stushl, archipel de Kragerø |
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| Vues de Stushl |
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| Alfred au mouillage de Rauane |
Aujourd’hui,
quittant Svenner, ce sera l’archipel
de Kragerø, un
labyrinthe d’îles et de gros rochers très accores, qui nous offre une salle à
manger au creux de l’île Stushl le
temps du déjeuner avant une magnifique soirée au cœur des rochers des îles de Rauame.
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| Vues de Lyngør |
Nous
repartons un peu plus tôt le lendemain 20 août pour atteindre Arendal à 40 milles plus au Sud. Déjeuner-sieste
dans une anfractuosité de l’île Lyngør
à mi-chemin puis chenalage à l’intérieur des îles avant d’atteindre pour la nuit
un mouillage au fond de l’anse très encaissée de Færvigkilen proche de la ville très active d’Arendal, bien à l’abri du bruit et des lumières.
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| Arrivée dans le canal étroit qui mène à Arendal |
Nous
approchons de Kristiansand et ce
vendredi 21 août est notre dernière journée de cabotage le long de cette
merveilleuse côte du SE de la Norvège que nous avons visitée avec un temps
idéal ! Après un appareillage un peu plus tôt que les jours précédents, la
navigation côtière se déroule conformément à notre agréable routine :
déjeuner à l’abri des roches de l’île Klubbl
puis louvoyage pour atteindre un corps-mort dans une petite anse du fjord de Kristiansand, proche de la ville.
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| Pause-déjeuner dans les rochers de Klubbl |
Kristiansand
le 22 août : c’est le rendez-vous d’une relève partielle d’équipage avant de traverser la Mer du Nord. Nous nous amarrons vers dix heures dans la marina d’Austerhavn à Kristiansand pour embarquer Olivier, le mari de Marie qui arrive
d’Oslo en train ; Jean débarque pour rentrer à Paris, ainsi que Marie qui
part pour un petit périple entre Stavanger et Bergen – elle aura juste le temps
d’embrasser son cher époux au passage… Le temps de quelques courses de vivres
frais, de faire les pleins d’eau et de gazole et de déjeuner, nous sommes prêts
à ré-appareiller vers 15 heures pour notre traversée, 470 milles jusqu’à
Dunkerque ou 600 milles si nous atteignons le Havre.

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| En route vers Kristiansand |





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| Dernier mouillage forain à proximité de Kristiansand |
La météo
est favorable pour cette traversée : un flux de vent bien soutenu de NNW
pendant la première partie, puis une bascule à l’ENE aux approches de la
Manche : on aurait pu craindre une traversée au près, ce ne sera pas le
cas, ce sera au contraire du grand largue pendant quatre jours, le temps d’arriver
à destination.
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| Arrivée à Kristiansand |

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| Une dernière glace sur le port avant de partir, Olivier vient d'arriver, Marie nous quitte |
Après une
sortie au moteur puis toutes voiles dehors, nous sommes cueillis à la sortie du
fjord de Kristiansand par une forte brise de 30 nœuds et nous réduisons la
toile : grand-voile à 2 ris et trinquette. Dans la nuit, le vent se
renforce jusqu’à 40 nœuds dans les rafales et le pilote a un peu de mal à tenir
le cap dans la mer qui devient forte mais sans déferler ; les estomacs,
eux aussi, sont un peu éprouvés jusqu’au lever du jour.
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| Olivier, embauché dès son arrivée à bord |
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| Sortie du fjord de Kristiansand, en route vers la Mer du Nord ! |
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| Jusqu'à présent, tout va bien .... |
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| ... mais ça va se gâter !!! |
Après un
sommeil perturbé, l’équipage reprend vie le matin du dimanche 23 août, le vent
mollit un peu dans l’après-midi et nous pouvons renvoyer toute la toile avant
la nuit. 160 milles parcourus pendant les premières 24 heures !
La nuit du
23 est beaucoup plus sereine au grand largue dans une mer qui se calme
progressivement puis le vent bascule en mollissant au petit matin pour quelques
heures de moteur. Quand nous arrivons le 24 en fin d’après-midi au large de la
Frise néerlandaise, au moment où nous traversons un grand champ d’exploitation
de pétrole offshore, le vent s’établit de secteur ENE et nous filons vers
Dunkerque sous grand-voile et génois dans un trafic maritime de plus en plus
dense à l’approche de la Manche.
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| Traversée des champs pétroliers offshore de la Mer du Nord |
La journée
du 25 est triomphale, d’abord au grand largue à 7 nœuds, nous fonçons vers le
Pas de Calais que nous franchissons en fin d’après-midi plein vent-arrière,
génois
tangonné sur
bâbord. Le rail est franchi pendant la nuit où nous avons le privilège
de croiser le Belem, splendide toutes voiles dehors, avant d’arriver le 26 août
dans l’après-midi au Havre : une magnifique traversée de la Mer du Nord,
plus de 600 milles parcourus en quatre jours à 6,2 nœuds de moyenne : bon
cheval !
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| Une voile à l'horizon ! |
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| C'est le Belem qui nous accueille ! |
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| L'équipage devant Etretat |