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| L'équipage : Jacques, Marguerite, Loïc, Dominique (photo prise à Roscoff) |
Le Havre le
jeudi 27 août, Alfred est arrivé d’Oslo la veille et l’équipage de la Mer du
Nord nous quitte dans la matinée vers Paris. Jacques reste à bord jusqu’à La
Trinité/Mer et fait quelques courses de vivres en attendant qu’arrivent nos
nouveaux équipiers : notre petite-fille Marguerite, sœur de Jacques, qui
revient de Chine et mon vieux copain Loïc Jomier, équipier régulier d’Alfred
(Cuba en 2013, Brésil en 2016, transat Bermudes-Açores en 2017, Cap-Vert en
2024). Nous appareillons vers 17 heures avec une bonne météo mais l’annonce
d’un coup de vent possible sur notre route de quelques 360 milles jusqu’à la
Trinité.
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| Départ du Havre |
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| Première nuit en mer, la Grande Ourse nous montre la route.... |
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| ... et la Pleine Lune nous accompagne ... |
Arrivés le
28 au petit matin au niveau de la pointe du Cotentin, nous sommes refoulés par
les courants contraires du Raz Blanchard et nous réfugions dans l’Anse Saint
Martin, à l’ouest de la pointe de La Hague pour attendre la renverse. Pendant
cette pause forcée arrive l’annonce d’un fort coup de vent pour la journée du
29.
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| Un peu de tourisme sur le trajet : l'usine de retraitement de la Hague |
Nous
repartons vers 11 heures de notre refuge avec l’intention d’atteindre
l’Aberwrac’h avant l’arrivée du coup de vent annoncé pour le lendemain à partir
de 9 heures … mais cette prétention un peu optimiste est assez vite remise en
cause par les forts courants de la côte nord de Bretagne. Jersey est dépassé un
peu poussivement et, longeant d’assez près la côte depuis Bréhat, nous
atteignons dans la matinée du lendemain le port de Roscoff où nous nous
amarrons au moment où commencent les premières rafales violentes de vent.
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| Passage au nord du champ d'éoliennes de la baie de Saint Brieuc |
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| Pause-resto à Roscoff pendant la tempête |
Cette pause
obligée à Roscoff nous fait du bien : déjeuner au restaurant invités par
Loïc, bonne sieste suivie de quelques bricolages sur Alfred et coucher le soir
très tôt pour les 160 milles qui nous restent.
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| Rien ne vaut une cuisinière gourmande |
Nous
quittons Roscoff le dimanche 30 à 4 heures du matin afin de pouvoir embouquer
le chenal du Four au moment de la renverse. Nous y arrivons un peu tard, de
sorte qu’à la sortie du Four, au niveau de la Pointe de Corsen, la marée
s’inverse et nous luttons contre le courant péniblement à 1 nœud, moteur à
fond. Pour nous en sortir, nous rasons la côte de très très très près entre la
Petite Vinotière et la Pointe Saint Mathieu ; un promeneur de la côte nous
observant et nous croyant en difficulté alerte le CROSS qui nous appelle pour
nous demander si tout va bien – nous rassurons tout le monde et arrivons enfin
à nous dégager… Nous mesurons une fois de plus la vigilance et l’efficacité du
système de surveillance des côtes, c’est rassurant.
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| Coup de téléphone à Catherine : 55 ans ans de mariage aujourd'hui ! |
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| Yes ! We did it ! |
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| Jacques et Marguerite, équipiers de choc au Raz-de-Sein |
Une nouvelle
dépression, moins forte que la précédente, est annoncée pour l’après-midi et
nous atteignons enfin le Raz de Sein vers 20 heures, au plus près en nous
aidant du moteur. Le reste de la route est parcouru grand patin dans la nuit du
lendemain, au grand largue avec quelques forts grains, et nous retrouvons notre
chère Trinité le 1er septembre à 8 heures du matin pour prendre
notre petit déjeuner avec Catherine à Ker Biren. Alfred est en forme mais va se
mettre au sec pendant un mois pour se refaire une petite beauté avant de
repartir début octobre pour de nouvelles aventures africaines.
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| Retour à La Trinité-sur-mer |