jeudi 9 mars 2017

Martinique – Dominique - Guadeloupe



L’œil avide du pélican devant les balaous

Balaous débarqués par les pêcheurs

Pêcheur de Portsmouth, Dominique

 Dimanche 19 février en fin d’après-midi, nous accueillons à bord d’Alfred nos amis nantais Isabelle et Henry de Lavenne ; ils séjournent à la Martinique depuis quelques jours et sont donc prêts à appareiller aussitôt. Nous levons donc l’ancre le lendemain dès les courses faites vers le mouillage tout proche de Sainte Anne pour une première nuit au calme avant de partir. Vrai départ le lendemain matin vers la Dominique ; afin que nos amis s’accoutument doucement à la vie en mer, nous choisissons de passer sous le vent de la Martinique. Mauvaise pioche : le skipper trop confiant n’a pas regardé la météo, il n’a pas vu que, fait rarissime, l’alizé s’est inversé et le vent souffle de l’ouest avec de forts grains ; le mouillage prévu à Saint Pierre n’est pas envisageable et nous nous réfugions au mouillage des Trois Îlets dans la baie de Fort de France.

Accueil de Henry à bord d'Alfred; bouquet de fleurs de Beauséjour

Carnaval des enfants des écoles à Sainte Anne, Martinique

L'air dégagé d'Isabelle devant la Montagne Pelée, tout aussi dégagée

Après la nuit de coup de vent d'Ouest, naufrage d'un ketch devant Saint Pierre

Paresseux globicéphale dans le canal de la Dominique

Mercredi matin, la météo est redevenue normale, l’alizé d’Est est rétabli, très faible, mais le temps est superbe. Nous appareillons à 6 heures et longeons donc au moteur la côte de la Martinique, splendidement dégagée, les sommets des Pitons du Carbet et de la Montagne Pelée sont visibles et majestueux comme jamais. En passant devant la ville de Saint Pierre nous constatons que la nuit a été rude : les bateaux au mouillage roulent bord sur bord et l’un d’eux, un ketch à demi immergé, a été jeté à la côte pendant la nuit et nous voyons son malheureux propriétaire s’agiter sur son pont. Dans le canal de la Dominique, nous sommes accompagnés quelque temps par un troupeau de globicéphales qui paresse dans la mer d’huile et nous arrivons le soir au mouillage devant Roseau, capitale de la Dominique.

Rue de Roseau, capitale de la Dominique

Résidence du Premier Ministre à Roseau

Les superbes mahi-mahi sur le marché au poisson de Roseau

Photo d'équipage à la Dominique


Les étonnantes canalisations de bois qui transportent l'eau sur des dizaines de kilomètres  jusqu'à la centrale hydro-électrique de Dominique

Le « spa » soufré de Wotton Waven
Belle journée de promenade en minibus le lendemain dans l’île de la Dominique où nous visitons les beaux sites et cascades proches de Roseau : les vues spectaculaires de Trafalgar Falls, baignade dans la rivière souterraine de Titou Gorge, cure thermale dans le « spa » soufré de Wotton Waven. Dernière promenade dans les rues de Roseau le vendredi matin, le temps de faire réparer le frigo par Steve, puis nous appareillons pour un dernier mouillage dans la Prince Ruppert Bay au nord de l’île, devant la charmante petite ville de Portsmouth.

Tulipier du Gabon, king of the forest

The queen of the forest

Isa et Alfred
Couleurs Rasta
Marché de Portsmouth
Le voilier Frederick Chopin devant le Fort de Prince Ruppert Bay à la Dominique

Belle navigation d’une vingtaine de milles le lendemain samedi 25 février jusqu’à l’archipel des Saintes où nous entrons par la Passe des Dames ; après un premier mouillage à l’abri de Grand Îlet le temps du déjeuner et d’une petite plongée, nous passons la nuit dans la petite anse du Pain de Sucre, à 1 mille à l’W du village de Terre de Haut.



L'émouvante histoire saintoise de Caroline et Fréminville

C’est dimanche, l’équipage se rend à la messe à Notre Dame de Miséricorde, la paroisse de Terre de Haut ; nous sommes émus par la qualité des chants et l’ambiance chaleureuse de cette petite communauté saintoise- tous descendants de bretons légèrement métissés- très différente de celles des autres Antilles françaises

Catherine sur la place du débarcadère de Terre de Haut

Paroisse Notre Dame de la Miséricorde aux Saintes


Photo d'équipage prise du Fort Napoléon aux Saintes
Habitant de Terre de Haut
Balade des amis vendéens des Lavenne
A la sortie de la messe, Isabelle et Henri ont la surprise de rencontrer des amis de Vendée qui séjournent avec un groupe d’amis dans une maison du village. Ils nous invitent à partager leur déjeuner puis nous les emmenons sur Alfred pour une sortie-baignade. Après cette belle journée, nous passons une dernière nuit aux Saintes et appareillons lundi matin pour Marie Galante.


La "sucrote" du XVIIIème  de la distillerie Bielle

Chargement des cannes à sucre dans la distillerie de Bellevue


Cuve à fermentation du vesou: il y reste 30 heures avant d'être envoyé à la colonne de distillation
Après dégustation du rhum, test d’alcoolémie avant de reprendre la route

Navigation musclée sous grand-voile à 2 ris et trinquette pour parcourir en louvoyant la quinzaine de milles entre les Saintes et Marie Galante. Nous arrivons à Grand Bourg en début d’après-midi : le village est presque vide, nous sommes en période de carnaval et tout le monde se repose des soirées fatigantes qui se succèdent … et demain c’est Mardi Gras ! Notre mardi gras sera occupé à une jolie promenade dans l’île parsemée des vestiges des 100 moulins des anciennes usines de sucre, à la visite des distilleries Bielle et Bellevue, et le soir au défilé de carnaval dans la charmante petite ville de Saint Louis où nous restons pour dîner.
Chars à bœufs du défilé de Saint-Louis à Marie-Galante
Après midi de Mardi Gras à Marie-Galante, rhum et chansons créoles

Vues du Carnaval de Marie-Galante
 

Spectateur du Carnaval au chapeau saintois
 

La croisière se termine pour nos amis et nous quittons Marie Galante mercredi 1er mars en fin de matinée pour Pointe à Pitre. Isabelle et Henry vont poursuivre leur séjour à la Guadeloupe avant de rentrer à Nantes dans quelques jours ; de notre côté, nous nous préparons à accueillir le lendemain sur Alfred les sœurs de Catherine.

Isabelle ...

... et Henry

jeudi 2 mars 2017

Madinina, l’île aux fleurs



Fleur de balisier
Nous sommes amoureux de la Martinique !
Depuis 40 ans, cette île fait partie de notre vie, nous y sommes retournés de nombreuses fois, entraînant nos enfants à la découvrir aussi. Nous aimons ces paysages contrastés du nord, avec sa végétation luxuriante, les magnifiques plantations de bananes, la côte impressionnante et le souvenir du retour de pêche des yoles et gommiers de Grand Rivière ; nous aimons les paysages plus doux du sud, les plantations de cannes et l’odeur des rhumeries, et cette côte hydrographiée par le D’Entrecasteaux en 1976 : la baie de Fort de France à la Baie du Robert en passant par le Rocher du Diamant et Sainte Anne ; nous aimons la côte Est, ses îlets et ses fonds blancs, l’Anse à Diègue où nous avons vécu, la seule côte-au-vent praticable de tout l’arc antillais (avec Antigua peut-être) ; nous aimons le rhum, résolument et sous toutes ses formes ; et pardessus tout, nous aimons nos amis qui nous font si chaleureux accueil chaque fois que nous y retournons : Gisèle, la marraine de Paul, Béatrice, Jean-Louis, Christian et Nicole.











La route du Nord de la Martinique et sa végétation luxuriante

Préparation du carnaval sur la plage du Marin


 Nous étions donc particulièrement heureux, samedi 11 février, d’accueillir Benjamin et Clélia et de leur faire partager notre enthousiasme. Ils restent une petite semaine, c’est très court. Pour absorber le décalage horaire, nous commençons dimanche par un tour de l’île en voiture : Route de la Trace, Morne Rouge, Grand Rivière, bref pèlerinage à l’Anse à Diègue (notre maison de 1976 poursuit sa décrépitude) et retour au Marin par Le Robert et Le François.


Le village de pêcheurs de Grand'Rivière

Benjamin à Beauséjour

Yole à voile dans la Baie du Marin

Clélia sur la plage des Salines; au fond, le Morne Larcher et le Rocher du Diamant

Premier arrêt baignade devant la Plage des Salines



Appareillage le lendemain en fin de matinée vers les îlets de la côte Est. Premier arrêt pour déjeuner sur la plage des Salines, à l’extrémité sud de l’île : au menu, accras de morue, boudin créole, crabes farcis, arrosés d’une bière ‘’la Lorraine’’ : Clélia et Benjamin s’immergent dans l’ambiance antillaise. Nous pousuivons vers la côte Est et, en fin d’après-midi, nous sommes à l’abri du récif, au mouillage de la Petite Grenade, au nord de la Pointe du Vauclin.

Arrivée le soir au mouillage de Petite Grenade


Appareillage du mouillage du Cul-de Sac de Petite Grenade



Déjeuner entre l'îlet Oscar et l'îlet Thierry

Commence alors une déambulation dans le labyrinthe des îlets de la côte Est, abrités de la mer du large par une barrière de récifs : la baignoire de Joséphine, entre l’îlet Oscar et l’îlet Thierry où nous passons la nuit du mardi 14. Le lendemain, îlet Long, îlet Frégate puis courses au marché de poissons par le Canal du François pour y acheter mahi-mahi dégusté sur le champ à la tahitienne ; puis nous quittons la baie du François pour la baie du Robert et passons la nuit à l’îlet Madame.




Barbotons dans la Baignoire de Joséphine
Déjeuner devant la mangrove de l'îlet Lavigne



Ilet Madame


Matinée du jeudi matin dans le village du Robert. La journée est magnifique et l’on voit distinctement les hauteurs de la Martinique, les Pitons du Carbet et la Montagne Pelée. Après le déjeuner à l’abri de l’îlet à l’Eau, nous poursuivons notre vagabondage jusqu’à la Baie du Trésor, nichée dans la presqu’île de la Caravelle. Nuit calme dans les palétuviers au pied du Château Dubuc ; il est temps de rentrer au port et nous faisons une belle journée de voile en repassant devant tous ces îlets si charmants de la côte Est pour arriver dans l’après-midi au mouillage de Sainte Anne.


Vue de la Baie du Robert depuis l'îlet Madame

Clélia devant le bourg du Robert; au fond les Pitons du Carbet


Retour vers Le Marin après une semaine passée sur la côte Est; au fond, la presqu'île de La Caravelle
Clélia et Benjamin devant l'îlet du Loup-Garou

Samedi 18 février, Clélia et Benjamin doivent déjà reprendre l’avion ce soir… ils nous invitent à déjeuner dans un bistrot très sympa au Vauclin, nous visitons la belle Habitation Clément où nous faisons le plein de rhum. Ils nous quittent le soir après une semaine trop courte qui ne leur a pas permis de voir tout ce qu’ils avaient envie de voir… mais, c’est sûr, ils sont comme nous pris par le charme de Madinina et ils reviendront !


Les imposants palmiers talipot qui marquent l'entrée de l'Habitation Clément

La même photo il y a quatre ans!

Béatrice à Grand'Rivière

Visite de la distillerie JM
L'accueillante salle à manger de Beauséjour

Dès avoir quitté Clélia et Benjamin, nous partons vers Grand’Rivière après avoir cueilli au passage Béatrice de Meillac. Nous sommes invités à l’Habitation Beauséjour chez Jean-Louis de Lucy. Accueil toujours charmant de Jean-Louis, dans ce lieu absolument extraordinaire, dîner plein de gaîté avec son rire communicatif et sa fantaisie que nous lui avons toujours connus… il nous retient pour déjeuner et nous rejoignons Alfred en fin d’après-midi où nous retrouvons nos amis nantais Isabelle et Henri qui sont déjà depuis quelques jours à la Martinique et qui embarquent avec nous vers Dominique et la Guadeloupe.

Beauséjour: vue sur la Dominique entre les manguiers de la terrasse

Béatrice de Meillac et Jean-Louis de Lucy