dimanche 24 mars 2024

De Saint Martin à Saint Domingue : Les Îles Vierges Britanniques

 

Notre équipage des Îles Vierges Britanniques:
Gilles, Stéphanie, Claire et Paul

Saint Martin, marina de Fort Louis à Marigot, lundi 11 mars. Notre équipage précédent vient de nous quitter après un dernier déjeuner à bord et nous accueillons nos nouveaux compagnons pour une croisière aux Îles Vierges Britanniques (BVI). Stéphanie et Gilles L’Haridon sont des amis de longue date depuis notre arrivée à Nantes en 1985 où nous étions voisins ; ils embarquent avec leurs amis Claire et Paul Boullier dont nous allons faire la connaissance. Un équipage 100% breton. Après les pleins faits et les courses, Alfred est prêt à partir et nos amis nous invitent à un dîner de départ dans un resto proche de la marina avant une dernière nuit au port.


En vue des Îles Vierges!!

Concertation pour franchir la passe d'entrée de Virgin Gorda Sound...

... entre les cayes

Nous quittons Marigot le lendemain vers midi pour une première journée d’accoutumance et faisons route tranquillement sous génois seul jusqu’à l’île voisine d’Anguilla pour y passer l’après-midi. Mouillage à Road Bay, sur la côte NE de l’île pour quelques heures de détente, baignade et connaissance d’Alfred pour notre nouvel équipage. Nous en repartons après le dîner, vers 21h30, pour une nuit de navigation vers les BVI à un peu plus de 70 milles, quarts de nuit partagée entre Paul, Dominique puis Gilles.

Premier ti'punch à Virgin Gorda

Paul inspiré par le coucher du soleil

Les Baths


Nous arrivons dans la matinée à Virgin Gorda, l’une des trois grandes îles des BVI (avec Tortola ainsi qu’Anegada où nous n’irons pas) et passons toute la journée à divers mouillages de Gorda Sound, vaste baie très abritée d’environ deux milles de diamètre protégée par un chapelet de petites îles et bancs de coraux dans laquelle sont mouillés de nombreux yachts. Baignades, promenades sur la plage, joyeuses parties de dominos ou de ‘’code-name’’, lectures et, bien sûr, ti’punch pour animer les conversations du soir.


Claire et Paul


Les rouleaux des Baths en rendent l'accès un peu sportif

Appareillage de Gorda Sound vers 9 heures le jeudi 14 mars, direction Spanish Town, la capitale de Virgin Gorda, pour accomplir les formalités de clearance d’entrée que nous espérons expéditives…. L’« expédition » de ces formalités, très organisées et informatisées au demeurant, sera un vrai chemin de croix pour le capitaine d’Alfred qui parviendra néanmoins à garder le flegme britannique qui convient en ces lieux…. L’affaire faite, nous nous dépêchons de rejoindre le bien connu mouillage des Baths voisin. Les Baths offrent un paysage étonnant et spectaculaire d’énormes blocs de granit amassés sur la plage, une sorte de ‘’Ploumanach sous les cocotiers’’. La mer est cependant trop agitée, nous débarquons à la nage mais renvoyons la promenade au lendemain en espérant des conditions plus clémentes et mouillons pour la nuit à Saint Thomas Bay, devant Spanish Town.

Gilles

Alfred au mouillage devant Devil's Bay

Exploration dans les rochers: Stéphanie, Claire, Dominique, Paul et Gilles

En route vers Guana Island

La matinée du lendemain est consacrée à la tentative de débarquement aux Baths, à Devil’s Bay : tentative réussie, le temps est plus clément que la veille et nous permet de rejoindre la plage pour une jolie promenade dans le dédale des immenses rochers enchevêtrés où l’eau pénètre formant des vasques au creux des rochers où l’on se baigne : les Baths. Nous quittons Devil’s Bay en fin de matinée pour un long bord sous génois seul vers les îles situées au nord de Tortola.

Vue de Iguana Head en 2017 par nos petites-filles, Pauline et Elise

Depuis, l'iguane a perdu son nez!    Dog Head????

La magnifique plage de Guana Island


Après un mouillage rapide pour le temps du déjeuner, bien à l’abri dans le passage entre Great Camanoe et Little Camanoe, nous mouillons sur corps-mort sous le vent de Guana Island, à White Bay. L’île tient son nom d’un rocher remarquable, en forme de tête d’iguane qui dépasse de sa pointe ouest, The Iguana Head ; déception, l’iguane a perdu son nez depuis notre dernier passage et le rocher ressemble désormais davantage à une tête de chien…. Nous passons la nuit devant cette magnifique plage avec un ciel qui se couvre.

Temps breton sur la route de Jost Van Dyke

A White Bay sur Jost Van Dyke, des tortues!!....

.... des frégates!!!....

... des pélicans!!!!

Alfred, notre gros bébé

Vue de White Bay à Jost Van Dyke

Claire et Paul

Gilles et Stéphanie

Nous nous réveillons le lendemain 16 mars par un temps maussade, un crachin breton offert à Catherine pour son anniversaire. Nous quittons Guana Island dans la boucaille, longeons la côte nord de Tortola et arrivons enfin en fin de matinée à White Bay, à l’extrémité ouest de l’île de Jost Van Dyke où nous prenons un corps-mort à 30 mètres de la plage, à l’abri d’une barrière de corail. C’est un après-midi de détente, de plongée parmi les tortues, de session internet dans une gargote de la plage, admirant les nombreuses frégates qui volent au-dessus de nous. Pour fêter dignement les 24 et quelques bougies de Catherine, notre équipage nous invite le soir à un excellent dîner au restaurant de la plage.

P'tit déj' à Jost van Dyke

Notre gargote de White Bay pour internet et WhatsApp

Alfred à 30m de la plage



Happy Birthday Catherine!!


Dernier mouillage à l’heure du déjeuner le 17 mars à Long Bay, à l’Est de Jost Van Dyke avant de nous diriger en fin de journée vers la baie très abritée de Sopers Hole, à l’Ouest de Tortola, île principale des BVI, pour la ‘’clearance out’’. Les formalités de sortie sont effectuées très rapidement le lendemain matin, ainsi que les pleins d’eau, gasoil et essence pour assurer le transit vers Saint Domingue qui approche, et nous repartons à midi vers les deux dernières îles que nous voulons visiter, toutes proches, Norman Island et Peter Island.

En route vers Long Bay


Le mouillage de Long Bay à l'Est de Jost Van Dyke

L'arrivée à Sopers Hole

Alfred



Norman Island est, dit-on, l’île qui inspira Stevenson pour « L’ïle au Trésor ». Il avait appris par une vieille lettre de son grand-père qu’un trésor y avait été découvert dans des grottes marines, the Caves, situées sur une pointe désormais appelée Treasure Point. Nous allons mouiller devant ce lieu évocateur pour plonger au fond des Caves ; les fonds sont magnifiques mais nous les trouvons beaucoup moins poissonneux que quand nous y étions passés en 2017 avec nos enfants et petits-enfants qui s’en étaient régalés.

Catherine et Paul



West End Harbour ou Sopers Hole


Les jolies maisons de West End aux couleurs de gâteaux à la crème anglais



Catherine et Stéphanie

Nous passons la nuit dans la baie voisine, The Bight, très grande et très abritée, avant de repartir le lundi 18 mars pour notre dernier mouillage aux BVI, Peter Island. Nous profitons de cette dernière après-midi au fond de White Bay (encore une…) entourés d’une belle nature encore vierge ; sommes-nous les derniers à en jouir ? Des pancartes ‘no trespassing’ sont disposées sur la plage, annonçant l’ouverture prochaine d’un chantier de construction d’un hôtel de grand luxe…

The Caves à Norman Island




Dernier mouillage aux îles Vierges, White Bay à Peter Island, bordé d'une nature vierge

En route vers Punta Cana, les garçon glandent....

... et les filles bossent

Partie de 'code name' à bord

Adieu les Îles Vierges, il est temps, levons l’ancre. Nous avons décidé de couper en deux le trajet vers Punta Cana en nous arrêtant une nuit à l’abri de l’île Caja de Muertos, ‘’l’île aux cercueils’’ portoricaine située exactement à mi-chemin, à 5 milles au sud de Porto Rico. Appareillant le soir de Peter Island et après une belle nuit de navigation éclairée par une Lune bientôt pleine, nous mouillons à Caja de Muertos le mardi 19 mars en fin d’après-midi sous le vent de cette île déserte où seuls subsistent les vestiges d’un hôtel de luxe qui n’a pas dû attirer beaucoup de clients après sa construction. Nous y passons notre dernière nuit au mouillage forain et, après les baignades, une belle soirée où nous célébrons dignement le 36ème anniversaire de mariage de Claire et Paul.

Caja de Muertos, un hôtel abandonné sur une île déserte


Bon anniversaire Claire et Paul!!

Réveil le jeudi 21 mars dans la pétole, nous partons vers 9 heures vers Punta Cana, terme de cette croisière, où nos équipiers vont nous quitter pour retrouver le printemps en France. Après un peu de moteur, nous trouvons une légère brise du sud, étonnante dans ce régime d’alizé, qui nous emmène sous code Ø jusqu’à la pointe SW de Porto Rico ; nous y restons encalminés toute l’après-midi et en profitons pour faire une baignade rafraîchissante en pleine mer au-dessus d’un haut-fond, dans une eau très claire qui nous permet d’admirer les éponges et les gorgones 15 mètres sous la surface de l’eau.

On se rafraîchit dans la pétole


La Chapelle Sixtine


Sur notre arrière, Porto Rico disparaît

La brise se lève enfin du NE le soir, l’alizé se réveille et c’est une traversée superbe, sous la pleine Lune, du passage entre Porto Rico et Saint Domingue, le Mona Passage marqué en son milieu par Mona Island, une île déserte et protégée, rattachée à Porto Rico et peuplée seulement par l’« iguane de Mona », une espèce endémique, ainsi que des bernard-l’hermite et des tortues de mer. Nous arrivons au petit matin en vue de Saint Domingue et embouquons vers 9 heures le chenal très étroit et peu profond entre les cayes qui bordent la côte, mais bien marqué par des bouées pour atteindre la marina de Punta Cana.

Partie de dominos acharnée

Arrivée à Punta Cana


Dîner de fin de croisière

La marina Cap Cana, occupée principalement par des vedettes de pêche au gros, fait partie d’un condominium très important, fondé en 2007 mais toujours en travaux, construit pour accueillir les familles fortunées des Amériques. L’ensemble, étendu le long de 3 km de plages, offre tous les loisirs possibles, golf, cheval, tennis, restaurants, sorties en mer et est conçu pour que ses habitants n’aient jamais à en sortir ; ultrasécurisé, ce « paradis » artificiel est protégé comme Fort Knox ! Nous passons donc avec notre équipage les derniers moments de cette croisière à nous prélasser dans ce luxe qui nous change des mouillages forains des jours délicieux passés ensemble.

Gilles dans tous ses états

La marina de Punta Cana


Le fier équipage se vautre dans le luxe de la marina Cap Cana